mercredi 3 juin 2009

Retour sur expérience : le nouveau renault.com et la satisfaction

6 mois après sa mise en ligne, les indicateurs de satisfaction du nouveau renault.com (projet de refonte global que j'ai géré pour Renault) sont au vert et en ligne avec les objectifs. Le groupe Renault a émis un communiqué de presse officiel à cette occasion : lire le communiqué de presse sur la satisfaction du renault.com, qui, je l'espère, ne tombe pas trop, justement, dans l'auto-satisfaction.

Pour explication, le renault.com abrite une enquête en ligne permanente partagée avec un grand nombre de grandes entreprises françaises. Cette initiative inédite et riche d'enseignement s'intitule le baromètre e-Corporate et est conduite conjointement par le consultant Bernard Tavernier et la société CRM Metrix. C'est grâce à cet outil que l'on peut mesurer l'évolution de la satisfaction et des critères clés d'usage du site (ergonomie, accès aux contenus, design, etc.).

Extrait du communiqué de presse : « La nouvelle version du site Internet corporate de Renault a été lancée en janvier 2009. Développé par SQLI, le nouveau portail a pour ambition de figurer parmi les meilleurs sites corporate français en qualité, en niveau de fréquentation et en notoriété. »

jeudi 2 avril 2009

Au boulot ! (j'en cherche...)

Un billet pas comme les autres pour simplement vous indiquer que je cherche actuellement mon prochain job dans la gestion de projet Web !

Je termine en effet actuellement un CDD de 18 mois chez Renault pendant lesquels j'ai piloté le projet de refonte du site Internet corporate renault.com (en ligne dans sa nouvelle version depuis décembre). Une expérience très enrichissante à tous points de vue mais qui touche à sa fin. Je cherche donc activement un emploi dans le secteur Web en tant que Chef de projet Web confirmé ou pour des missions d'Assistance à Maitrise d'Ouvrage Internet. Si vous avez vent de tels postes n'hésitez pas à me contacter par mail (thomas@fourdin.net) ou téléphone : 06.87.91.80.45.

Au passage, j'en ai profité pour retoucher la page d'accueil de mon site pro thomas-fourdin.net (l'occasion toute prétextée de faire un peu de "recherche créa"). J'espère que ça vous plait parce que ce blog devrait suivre le même chemin (avec au passage une évolution des sujets traités mais c'est une autre histoire !).

vendredi 21 novembre 2008

Retrouvez les internautes qui orthographient mal votre nom de domaine : l'exemple d'AlsaCreation(s).com

Dans un billet précédent, j'évoquais les stratégies de dépot et d'utilisation de variantes de votre propre nom de domaine pour réorienter les internautes qui ne l'orthographieraient pas correctement (l'exemple de BiTWiN.fr).

Dans cette optique, je vous invite à consulter rapidement le dispositfi mis en place par AlsaCreations.com (agence de création Web fortement impliquée sur l'accessibilité et dotée d'une solide communauté). Pour remédier au nombre important d'internautes qui essayaient d'accéder à la page alsacreation.com en oubliant le "s" final, ils ont activé cette variante du nom de domaine. Mais surtout ils ont mis en place un page qui, avec humour, réoriente l'internaute mais l'incite aussi à se remémorer la bonne adresse pour la prochaine fois.

Une nouvelle preuve que, sur Internet, avec une mise en scène bien pensée, un défaut peut être détourné en levier de communication ! Courrez voir la page et mon coup de chapeau à l'équipe d'AlsaCreations.

à lire aussi :

jeudi 6 novembre 2008

Choix du nom de marque et impact sur les noms de domaine : BiTWiiN ou BiTWiN ou BeTWeeN ou ...

Parmi les deux projets qui "m'empêchent" actuellement d'écrire sur ce blog, ce trouve le projet BiTWiiN. BiTWiiN, c'est un service en ligne novateur qui permet aux seniors de proposer leurs services à des particuliers, de trouver une activité auprès d'entreprises, d'échanger avec d'autres retraités, le tout très simplement et gratuitement.

BiTWiN, la communauté des seniors actifs

"BiTWiiN" c'est aussi surtout un nom que nous (les 2 fondateurs et moi) avons voulu distinctif mais qui se révèle à l'usage très compliqué. En effet, "BiTWiiN", c'est malheureusement un nom aux multiples orthographes possibles :

  • "Between" : le mot anglais détourné ;
  • "Bitwiin" : le nom réel qui utilise des "i" à la place des "e" ;
  • "Bitwin" : qui oublie de doubler le deuxième "i" ;
  • "B-Twin" : la marque cycliste de Décathlon ;
  • etc.

Le risque, pour un jeune service comme le notre, c'est de perdre des internautes qui souhaiteraient se rendre sur le site mais qui orthographient mal son nom. Pour remédier à ça, il faut prévoir des accès alternatifs :

  • par le biais des noms de domaine : déposer les variantes orthographiques comme autant de noms de domaine. Dans notre cas seul bitwin.fr était disponible ;
  • par le biais des moteurs de recherche : tenter d'apparaître en résultat sur les requêtes des variantes orthographiques. Pour cela, nous avons créé par exemple un véritable contenu sur la page bitwin.fr qui reprend le terme "bitwin" ;

Ce qui est particulièrement vrai pour un nom comme "BiTWiiN / BiTWiN / BeTWeen" l'est, en fait, pour tout nom de marque et de société. Anticipez cette démarche est nécessaire pour récupérer ce trafic et éviter la perte d'une audience intéressée !

mercredi 12 mars 2008

Cas d'école : l'armée de l'air américaine, victime de détournement de.. mails

(billet qui entame une nouvelle rubrique consacrée aux cas d'école, ou "ne sous-estimez pas l'importance de la gestion des noms de domaine, la preuve...")

Les noms de domaine ne conduisent pas qu'à des sites Internet, ils sont aussi le pilier des échanges par mail. On l'oublie trop souvent.Or, un internaute qui tente d'accéder à une adresse Internet erronnée s'en rend rapidement compte (normalement) et peut se corriger. Par contre, l'envoi d'un email à une adresse erronnée n'est ni rattrapable, ni toujours identifiée (mais dépend surtout de la configuration du serveur de mails et de la délicatesse du destinataire réel).

Illustration

L'armée de l'air américaine en a fait les frais. En effet, le site Internet de sa base aérienne de Mildenhall (Suffolk, Angleterre) est domicilié à l'adresse www.mildenhall.af.mil/ (occasion de croiser la méconnue extension générique .mil réservée aux militaires américains). Il se trouve par ailleurs, qu'un habitant du coin disposait d'un site internet touristique vantant les mérites du comté à l'adresse www.mildenhall.com/. Du af.mil au .com, il n'y a qu'un pas que se sont empressés de franchir les militaires, par distraction ou ignorance de la distinction. Pour le bonheur de la boite email du pauvre civil, surchargée de spams et de... données confidentielles.

L'armée a d'abord compté sur la discrétion du quidam puis tenté de verrouiller la plate-forme email de la base aérienne (pour empêcher les envois vers le domaine incriminé). De son côté, le quidam s'est dit contraint de fermer son site Internet devant le nombre de mails reçus et en a appelé à l'armée pour l'aider à trouver une solution. Actuellement le site est hors ligne, mais le monsieur est toujours détenteur du nom de domaine et potentiellement des mails qui y parviennent...

A savoir : contrairement à une idée répandue, le nom renseigné dans l'adresse email ne préserve en rien des mauvais envois. Ou autrement dit, ce n'est pas parce que jean.dupont ne travaille pas chez lesitedemonentreprise.com que personne ne reçoit les mails envoyés à jean.dupont@lesitedemonentreprise.com. Au contraire, recevoir les mails de l'ensemble des adresses mails possibles (ou simplement erronées) pour un nom de domaine donné est une configuration très simple à mettre en place. Et les cyersquatteurs, typosquatteurs et Cie n'ont pas attendu pour le faire...

mardi 11 mars 2008

HP et Gwen sont dans une url

On connaissant le sponsoring sportif où un athlète apportait sa notoriété à un marque en échange de financements (aboutissant à la gestion de véritables marques personnelles plus visibles que les performances sportives comme aux beaux jours d'un Michael Jordan par exemple).

Aujourd'hui, plus de raison de se limiter au sport, d'autres personnalités tout aussi porteuses de valeur peuvent s'associer temporairement à une marque pour renforcer son image. C'est le cas, par exemple de la campagne publicitaire "Gwen Stefani For You" initiée par Hewlett-Packard.

Sur grand écran : hp.com/eur/gwen

Au cinéma, cette campagne se décline sous forme d'un spot publicitaire qui cherche à nous convaincre que :

  1. Créer, c'est pas facile ;
  2. Heureusement HP est là ;

A la fin de la vidéo, bien sur, le clip nous invite à en savoir plus sur le site dédié à cette campagne. Et là surprise, s'affiche sur l'écran du cinéma l'adresse particulièrement mise en valeur hp.com/eur/gwen. Ceci entraîne quelques réflexions :

  • Voici une adresse particulièrement complexe à retenir (2 répertoires dont le premier est bien peu intuitif), surtout au cinéma avant un film. Tentatives d'explications : HP ne vise pas forcément à ce que l'adresse soit retenue mais capitalise sur son .com, qui lui dirigera l'internaute vers le contenu recherché ;
  • Au passage l'url porte un message en reprenant uniquement le prénom de l'artiste ("Gwen" sans "Stefani"). Elle introduit une complicité / proximité entre celle-ci, la marque et le consommateur ;
  • Le hp.com/gwen, pourtant plus simple, est réservé aux américains et uniquement en langue anglaise donc (comme bien souvent pour les compagnies américaines, le .com fait office d'extension locale) ;
  • La campagne se décline donc en Europe avec l'utilisation d'une page "splash" de choix de la langue. L'adresse relayée fait ici appel à un répertoire dédié eur/, à mon avis peu heureux car complexifiant inutilement l'url. (A noter au passage le désaveu de HP pour l'extension européenne , le hp.eu est en effet détenu par HP mais non utilisé ici) ;

Pub - Gwen pour HP

Ce cas illustre, à mon avis, la complexité de gestion d'un .com, satanée extension qui veut tout et trop dire : à la fois portail, site institutionnel, site local américain, etc. Pour cette campagne un choix d'une unique adresse relayée sous la forme hp.com/gwen accompagnée d'une page "splash" bien construite aurait permis de limiter à la fois la complexité de l'adresse et la complexité de l'accès au contenu selon la langue. Qu'en pensez-vous ?

Sur Internet, les urls à rallonge sont de retour

A noter également, autant HP fait des efforts de concision et de lisibilité pour les urls sur les supports off-line, autant son effort s'arrète là. En effet, si vous accédez à l'adresse en question, vous êtes automatiquement redirigé vers une url beaucoup moins perinente de la forme http://h20158.www2.hp.com/printing/?jumpid=re_r11400_ipg20|en-eur|PRNT|GW|HHO|%esid!|%epid!|%eaid!|&, et ceci de manière visible dans la barre d'adresse. De même, l'utilisation de la fonction "envoyer à un ami" entraîne la réception d'un mail du type :

XXX a visité le site Web HP de Gwen Stefani et a pensé que cela vous intéresserait.

» http://h20158.www2.hp.com/printing/fr/fr/gwen.html

Finis donc tous les avantages de confiance, de lisibilité, d'incitation à la visite d'une adresse concise et intuitive... Dommage que le travail d'HP sur les adresses s'arrête à ce niveau. Si c'était vous, Capitalisez sur vos adresses bien construites jusqu'au bout !.

lundi 10 mars 2008

Usages des adresses Internet en publicité - panorama Presse n°2

Comment relever les tendances et les usages en noms de domaine ?

  • Par des enquêtes auprès des internautes (je reviendrai dans un prochain billet sur les initiatives conduites par certains registres à ce sujet) ;
  • Par l'observation des utilisations faites sur les supports qui reprennent les adresses Internet ;

C'est ce second exercice (entamé en Janvier 2008) que je reconduis ici avec le magazine "Les enjeux, les échos" de Mars 2008.

Après analyse de 100 pages :

Publicités trouvées
21 (-19)
Adresses internet affichées
21 sur 21 (100% +8%)
Visibilité
faible (on la cherche) moyenne forte (élément prépondérant)
16 sur 21 (72% -1%) 5 sur 21 (24% -3%) 1 sur 21 (4% +4%)
url dédiée à la campagne
oui non
8 sur 21 (38% =) 13 sur 21 (62% =)
ex. www.volkswagen.fr/tiguan ex. tgv.com (produit 407)
marque seule pour l'intitulé du nom de domaine
oui non
18 sur 21 (86% -5%) 3 sur 21 (14% +5%)
ex. www.groupama.fr ex. www.deloitte-recrutement.com
mention du pays
pas de mention : .com extension : .pays répertoire : .com/pays
6 sur 21 (29%) 12 sur 21 (57%) 3 sur 21 (14%)
ex. www.alphabet.com ex. www.agefiph.fr ex. ca.com/fr/itg
format de l'adresse
nom de domaine seul sous-domaine repertoire
15 sur 21 (71% +9%) 0 sur 21 (0% -11%) 6 sur 21 (29% +2%)
ex. www.lexus.fr ex. - ex. www.axa.fr
affichage du "www"
avec le "www" sans le "www"
17 sur 21 (81% +11%) 4 sur 21 (19% -11%)
ex. www.citedelareussite.com ex. oracle.com/fr
affichage du "http://"
sans le "http://" avec le "http://"
21 sur 21 (100% +3%) 0 sur 21 (0% -3%)
ex. tgv.com ex. -

Ce que je propose de retenir de ce modeste exercice et de son prédécesseur :

  • Répertoires dans les urls, c'est assimilé (un tiers des cas) mais les sous-domaines n'ont pas la côte (aucun cas recensé ici) ;
  • Fini le "http://" !.Pour la lisibilité, la mention du "www" est encore en vogue (8 cas sur 10) alors que la mention du "http://" est quasiment abandonnée (aucun cas recensé ici) ;
  • Il serait temps de localiser vos adresses. Plus d'un nom de domaine sur deux est en .com et sans distinction de localisation. En effet, si l'internationalisation n'est pas prise en compte dans la stratégie de nommage, elle risque de complexifier la charte de nommage, une fois celle-ci déployée.

en attendant la prochaine édition de l'exercice bien sûr !

mercredi 5 mars 2008

urls, titres, noms de marque et résultats des moteurs de recherche : les critères de confiance (suite)

Les noms de domaines (ou plus généralement les adresses Internet) et le référencement dans les moteurs de recherche sont étroitement liés. Or, dans un précédent billet (A quelles urls se confier ?), j'évoquais le fait qu'une url lisible et un nom de domaine notoire pouvaient faire la différence au sein des résultats des moteurs de recherche. En effet, l'url est l'un des 3 critères remontés par les moteurs de recherche avec le titre et la description (ou l'extrait de la page selon les cas).

Plusieurs billets et discussions entamées cette semaine viennent alimenter cette réflexion trop souvent délaissée. Car là où les moyens de se positionner dans les moteurs sont souvent repris, les moyens d'être réellement séduisant au moment de la consultation sont (à mon avis) trop sous-estimés. Et pourtant...

La marque dans la balise title

Suite à une alerte de Jakob Nielsen, Sébastien Billard s'est fendu d'un billet sur la place de la marque dans la balise title (titre de la fenêtre et premier élément repris dans les résultats). Selon lui et la majorité des commentaires, on aurait tort de ne pas placer le nom d'une marque notoire en première place de la balise title. Et ceci, avant tout pour renforcer sa notoriété et capitaliser sur la confiance construite avec ses clients.

La marque dans l'url

Je suis retombé par hasard sur un billet d'Adscriptor de décembre qui reprend une étude commissionné par Google. Elle montre, en particulier, que les internautes accordent de l'importance aux débuts des titres et urls dans les résultats. Et que la position de la marque à ces deux endroits entraine une hausse significative des clics.

Recommandations

Pour conclure, voici donc des leviers de différenciation dans les moteurs de recherche à ne pas négliger :

  • privilégier les noms de domaine qui sont perçus comme officiels ou de confiance ;
  • reprenez votre nom de marque en entame de vos balises title ;
  • et plus globalement, construisez des urls simples et lisibles ;

Et pour revenir au sujet de ce blog : les noms de domaine apparaissent, de par leur visibilité dans les moteurs de recherche, comme un levier toujours plus important de confiance dans le contenu ciblé.

en savoir plus :

Les noms de domaine pour les particuliers, supports de l'identité numérique (partie 2 : le référencement)

Avec toujours un peu de retard, je reprends la série de billets sur les noms de domaine pour les particuliers et leur identité numérique, entamée avec le sujet trop mésestimé des e-mails personnels.

L'identité personnelle dans les résultats des moteurs de recherche

Vous est-il déjà arrivé de chercher le nom de quelqu'un que vous connaissiez dans Google ? Pensez-vous qu'un recruteur ou un futur client pourrait procéder de la sorte ? Avez-vous parfois cherché votre propre nom ? Etes vous amusé / consterné des premiers résultats qui s'y affichent ? Connaissez vous la signification des verbe "se googler" (se "googliser") ou "egosurfer" ?

Si vous répondez non, vous êtes bien le seul : une nouvelle étude du Pew Internet And American Life Project indique en effet que 53% des internautes font des recherches de ce type (voir le lie sous le billet).

Le contrôle des premiers résultats...

Une "parade" pour contrôler les résultats qui remontent pour son propre nom est d'alimenter soi même des adresses bien positionnées dont on contrôle le contenu. Pour cela, vous pouvez déjà utiliser les annuaires et autres réseaux sociaux professionnels (par exemple, LinkedIn se positionne très bien sur ce genre de requêtes en langue anglaise : 1er résultat sur mon propre nom).

...passe aussi par les noms de domaine

Mais l'url étant un critère très important de prise en compte par les moteurs, posséder et utiliser un nom de domaine à son nom garantit de pousser son propre contenu dans les résultats. Dans ce cas, il faut penser à séparer prénom et noms aux yeux des moteurs, soit par sous-domaine pour chaque membre de la famille (ex: jean.dupont.fr) soit par l'utilisation d'un tiret (ex: jean-dupont.fr).

Ajoutez-y un formulaire de contact, une adresse mail (protégée contre le spam) ou un numéro de téléphone et vous voilà facilement retrouvable et facile à contacter. Si un tel procédé se généralisait, Google et associés deviendraient donc un annuaire de personnes éparpillées sur autant de pages (à l'instar de la volonté d'un .tel pour les entreprises par exemple).

Pas convaincu ? Il est vrai que la recherche de visibilité personnelle n'est pas forcément votre première motivation. Mais gardons en tête que les moteurs de recherche ne nous attendent pas pour relayer des parts de notre identité numérique et sélectionner eux-même celles qui leur paraissent pertinentes...

(prochain billet de cette série : Les noms de domaine pour les particuliers, supports de l'identité numérique - partie 3 : les tendances du marché)

lundi 18 février 2008

A quelles urls se confier ?

Les urls lisibles sont un atout pour plusieurs raisons : le référencement bien sur ou la navigation pour les internautes "avertis". Mais l'adresse Internet est aussi un vecteur de confiance dans le contenu proposé trop souvent négligé.

En effet et même si cette confiance est parfois excessive, les internautes ont aujourd'hui assimilé l'importance du nom de domaine pour identifier un contenu (il fera plus confiance à tabac.gouv.fr ou peugeot.com qu'à zoom-auto.tk). Mais plus que le nom de domaine, l'adresse Internet complète peut également donner une indication sur le sérieux et l'efficacité du contenu lié.

Pour illustrer cette tendance, je me suis livré à l'exercice de comparer l'appréciation que pouvait apporter l'url dans deux cas :

  • mention dans les résultats des moteurs de recherche (comme le rappelle Stéphane Bortzmeyer en commentaire du billet précédent, l'url est l'un des trois éléments mentionnés dans les résultats et donc un vecteur de choix du résultat consulté) ;
  • reprise dans un mail "à un ami" ;
  • (on pourrait envisager d'autres cas : reprise dans un blog par exemple ou sur un support "off").

Exemple (fictif) de portée de l'url dans les résultats de moteurs de recherche :

Exemple (fictif) de portée de l'url reprise dans un mail :

Exemles d'url dans les mails

Ces exemples n'ont pas valeur de preuve mais me semblent indiquer que, même si leur impact est limité, les adresse Internet lisibles ont une réelle valeur ajoutée et facilite l'accès et la diffusion des contenus.

Les urls sont-ils affaire de techniciens ?

(aparté ego-centré : je m'excuse pour la faible fréquence de publication, mes activités professionnelles m'ont temporairement éloigné des noms de domaine mais ceux qui travaillent dans le Web n'en sont jamais très loin comme le montre ce billet...)

Je travaille actuellement à la conception d'un site Internet et nous en somme à la description des fonctionnalités. Le partage des tâches veut que mon travail s'arrête à cette description fonctionnelle et ne s'embarque pas dans des considérations techniques. Autrement dit, je dois préciser le fonctionnement des interfaces du site Web pour ses clients (les internautes mais aussi l'équipe en charge du site Internet) sans aborder les solutions techniques possibles.

Premier constat : l'exercice s'avère frustrant quand on a une idée de la solution technique trop précise en tête... Deuxième constat : il est parfois bien difficile de partager ce qui révèle du "fonctionnel" de ce qui révèle du "technique". Illustration avec l'extrait d'une discussion avec mon directeur de projet :

Lui : J'ai lu ton document : pas la peine de parler des urls c'est technique.

Moi : Euh... Je ne suis pas d'accord, une url c'est du fonctionnel...

Lui : Mais non, en quoi ça serait du fonctionnel ?.. Pour son impact pour le référencement tu veux dire ?

Moi (pas préparé) : Euh, oui mais pas seulement.. C'est visible pour l'internaute ; ça constitue une information, voire un moyen de navigation ; ça aide à faire un lien vers le contenu donc c'est un service pour l'internaute ; dans l'idéal, c'est administrable par les responsables éditoriaux.

Lui : Tu crois vraiment que les internautes lisent (et prennent en compte) ce qu'on trouve dans la barre d'adresses ?

Moi : Euh, pas tous c'est sur, mais ça peut aider...

Lui (veut en finir) : Bon, ok, touche en deux mots mais pas plus...

Déformation professionnelle de ma part qui consiste à extrapoler l'importance des urls ? sans-doute. Manque de considération de beaucoup de ceux qui travaillent sur ce média ? sans-doute également.

Pour être franc, je ne pense pas que l'url soit la priorité dans la conception des adresses Internet. La navigation, le contenu lui-même sont bien plus importants. Mais l'url est un levier supplémentaire. De l'ergonomie, de la navigation, de la lisibilité, de la visibilité, du bouche à oreilles, de la confiance et donc du trafic et de la satisfaction. Un levier qui coûte peu à concevoir mais beaucoup à corriger (et en ça, il rejoint le référencement ou l'ergonomie). Donc pensez-y en amont de tout projet Web et allez lire le billet qui inspire celui- ci :

vendredi 11 janvier 2008

Usages des adresses Internet en publicité - panorama Presse n°1

Je me suis rapidement livré à la relève de quelques publicités parues dans la presse pour observer les utilisations avancées d'adresses Internet.

Pour cela j'ai utilisé "Les enjeux, les échos" de Novembre 2007 (qui présente l'avantage de regrouper un grand nombre d'annonceurs notoires mais qui possède aussi le désavantage d'être très ciblé).

Après analyse de 136 pages :

Publicités trouvées
40
Adresses internet affichées
37 sur 40 (92%)
Visibilité
faible (on la cherche) moyenne forte (élément prépondérant)
27 sur 37 (73%) 10 sur 37 (23%) 0 sur 37 (0%)
url dédiée à la campagne
oui non
14 sur 37 (38%) 23 sur 37 (62%)
ex. DELL.FR/Serveur-google ex. www.peugeot.fr (produit 407)
marque seule pour l'intitulé du nom de domaine
oui non
34 sur 37 (91%) 3 sur 37 (9%)
ex. www.bmw.fr ex. www.nissan-business.fr
format de l'adresse
nom de domaine seul sous-domaine repertoire
23 sur 37 (62%) 4 sur 37 (11%) 10 sur 37 (27%)
ex. www.lexus.fr ex. www.epargne-retraite-entreprises
.bnpparibas.com
ex. www.microsoft.com/
france/peopleready
affichage du "www"
avec le "www" sans le "www"
26 sur 37 (70%) 11 sur 37 (40%)
ex. www.credit-agricole.fr ex. tgv.com
affichage du "http://"
sans le "http://" avec le "http://"
36 sur 37 (97%) 1 sur 37 (3%)
ex. iberia.com ex. http://experience.airfrance.fr

Ce que je propose de retenir de ce modeste exercice (que je reconduirai pour comparaison) :

  • Sous-domaines et répertoires, n'attendez plus !. Les adresses Internet avancées (sous-forme de répertoire ou de sous-domaine) prennent peu à peu leur place dans la publicité (un tiers des cas recensés ici) ;
  • Place aux adresses dédiées en lieu et place du site principal !. Les adresses dédiées à la campagne en cours permettent ainsi d'accompagner l'annonce par un complément d'information directement accessible sur Internet (un tiers des cas également) ;
  • Nouvelle campagne ne veut plus dire systématiquement nouveau nom de domaine !. L'utilisation de nouveaux noms de domaine spécifiques est peu utilisée. Dans notre sélection, neuf noms de domaine sur dix sont la transcription littérale de la marque en .com ou .fr. A l'inverse seul un nom de domaine sur dix fait intervenir dans son intitulé le thème de la campagne ;
  • Oui au "www", non au "http://" !.Pour la lisibilité, la mention du "www" est encore en vogue (7 cas sur 10) alors que la mention du "http://" est, au contraire, abandonnée (un seul cas recensé ici) ;

Exemple pub : experience.airfrance.com

Publicité pour Air France affichant une adresse dédiée sous forme de sous-domaine : http://experience.airfrance.com


Exemple pub : ups.com/widget

Publicité pour UPS affichant l'adresse dédiée sous forme de répertoire : www.ups.com/widget

vendredi 23 novembre 2007

Les slogans comme.pas.d'autres...

(non, non, je n'ai pas complétement disparu...)

J'ai déjà évoqué plusieurs fois ici le fait que la mention des adresses Internet dans la publicité pouvait elles mêmes être un support marketing. En effet, au vu de la place plus en plus grande qu'elle occupe, l'adresse Internet se devait d'être identifiée et récupérée comme moyen de communication en soi. Dès lors, on joue avec sa concision, son format ("http://" et répertoires pour les technologies par exemple), son intitulé (les slogans à rallonge : pouramourdurugby.com), etc.

Mais les codes Internet sont aussi parfois récupérés en dehors même de leur utilité technique. Je pense par exemple à l'utilisation abusive de l'arobase qui a pu être faite à une époque où toute enseigne reliée de près ou de loin aux nouvelles technologies se devait de l'aborder.

Tout ça pour en venir où ? Au simple fait que je suis tombé dernièrement sur deux slogans de deux grandes marques actuelles dont la forme me rappelait quelque chose :

Sony communique à nouveau avec son slogan "like.no.other" (notez la ponctuation et la place du slogan comparée à celle de l'url) :

Nike vient de lancer des boutiques autour de son concept de personnalisation sous le nom de "NIKEiD.STUDIO" (vu sur Oxford Street ce WE mais pas eu le réflexe d'en prendre une photograpie...).

Alors n'y voyons pas malice : il ne s'agit pas forcément ici d'une utilisation voulue ou comprise du public d'un format qu'on prête plutôt d'habitudes aux urls. Mais on peut imaginer que dans une certaine mesure ces taglines qui veulent sonner différentes (en usant d'un effet de ponctuation) et modernes se rapprochent consciemment ou non d'une écriture spécifique aux urls. Qu'en pensez-vous ?

Après recherche, je n'ai pas trouvé d'autre exemple flagrant mis à part Pioneer et son "sound.vision.soul" et, dans un autre registre Nissan et son programme "SHIFT_". Vous en voyez d'autre ?

mercredi 26 septembre 2007

Les noms de domaine en politique - la décision delanoe2008.com

Le nom de domaine delanoe2008.com était enregistré par un tiers en opposition avec l'actuel maire de Paris. Le tribunal de grande instance de Paris, saisi par ce dernier, vient de décider le transfert du nom incriminé au candidat. Je vous invite à lire les billets qui en parlent, placés en lien en bas de celui-ci.

A retenir : en matière de noms de domaine litigieux c'est avant tout la mauvaise foi du détenteur, l'intention de nuire au plaignant et celle de tromper l'internaute qui décident de la décision.

Pour moi, c'est aussi surtout l'occasion de reparler de mon premier billet sur ce blog qui faisait la comparaison des noms de domaine des candidats à la présidentielle 2007 en notant l'émergence d'un nouveau principe de nommage assez strict (.fr pour la droite, .org pour la gauche et l'utilisation du nom de candidat accolé à l'année pour l'intitulé). Ici on remarquera que Bertrand Delanoë n'a pas suivi ce principe pour son site de campagne (accessible à l'adresse bertranddelanoe.net, adresse assez maladroite, à mon avis, par l'extension .net peu compréhensible dans ce cas précis et la répétition centrale du "d" ).

Par contre, on remarquera aussi (et c'est là que je voulais en venir) que ce principe a bien été identifié et qu'il a dépassé le cadre de l'élection présidentielle pour s'élargir à l'ensemble des échéances électorales. Le nom choisi par l'usurpateur incriminé ici en est une preuve. Une recherche rapide sur les Whois sur l'intitulé "delanoe2008" dans les autres extensions le confirme.

A lire ailleurs :

lundi 24 septembre 2007

Que penser des nouvelles extensions géographiques ? l'exemple du .asia

Vendredi dernier, j'ai assisté avec intérêt à la rencontre proposée par le bureau d'enregistrement MailClub organisée autour de l'extension .asia. Les intervenants étaient "à la source" du sujet puisqu'il s'agissait de Edmon Chong, responsable du DotAsia (organisme en charge du .asia) et Bart Lieben, agent de validation des demandes d'enregistrement en .asia.

Le .asia, une extension volontairement moderne...

Concrètement, les deux intervenants ont présenté un projet d'extension volontairement moderne, qui veut éviter les erreurs des extensions sœurs (et notamment du .eu). Parmi les engagements : la volonté de protéger les ayant-droits et de décourager les spéculateurs en noms de domaine, la volonté aussi de faire du .asia une extension réellement utilisée.

...qui est déjà incontournable...

Pourtant dans la salle, les entreprises présentes avaient surtout à cœur de protéger leur présence sur ce nouvel espace de noms que constitue l'extension .asia. Sans savoir encore quel usage ces noms de domaine se verraient attribuer. Comme cela avait déjà été le cas pour le .eu ou le .mobi l'an dernier, comme ça sera sans doute le cas pour d'autres l'année prochaine (.tel ? .berlin ? etc.). Car, pendant ce temps, la liste des extensions continue de croître et les portefeuilles des noms de domaine des détenteurs de marque d'enfler parallèlement.

L'ouverture d'une nouvelle extension est rarement portée par les consommateurs finaux qu'ils soient internautes ou entreprises. Les projets de nouvelles extensions sont bien plus souvent portés par des associations d'intérêts qui mélange organismes gouvernementaux, associations de particuliers désireux de faire entendre leur voix et bureaux d'enregistrement. Là est le paradoxe des nouvelles extensions : là où aucune entreprise présente n'avait réclamé ou même envisagé un .asia, aucune non plus ne pouvait se permettre de ne pas entreprendre les enregistrements de ses marques sous cette extension !

...mais cherche encore son utilité...

Le caractère incontournable du .asia ne semble donc pas résider dans son utilité directe. En effet, pour être utile (et pour simplifier) un nom de domaine doit :

  1. soit être intuitif et générer naturellement du trafic (exemples : mp3.com, paris.fr, cocacola.co.uk, etc.) ;
  2. soit avoir gagné une notoriété suffisamment forte pour encore une fois être synonyme de trafic (exemples : google.com, jeuxvideo.com, etc.) ;

Pour répondre au second point, quelle entreprise pourrait réellement utiliser son .asia en matière de communication ? Peut-être essentiellement celles qui ont une activité et/ou une communication comportant une très forte thématique autour de l'Asie (par exemple une agence de voyage spécialisée dans les pays d'Asie). Pour tout autre entreprise, il sera plus logique soit d'utiliser son .com soit d'utiliser les .pays adaptés.

En effet, et c'est là ou un .asia ou un .eu se révèlent peu intéressants à mon avis, une entreprise qui se décide de toucher le marché asiatique peut-elle décider de le faire d'un seul bloc ? Peut-elle se passer de développer un site dans la langue du marché qu'elle vise ? Peut-on imaginer s'adresser au marché chinois et à son milliard ou plus de consommateurs potentiels en utilisant son seul .asia qui s'adresse dans le même temps à d'autres marchés, d'autres coutumes, d'autres langues ?

Au mieux donc, le .asia se révélera souvent être une page portail d'accès vers les sites pays de la zone concernée comme cela a pu être fait pour le .eu (page portail du nissan.eu par exemple).

L'intérêt du .asia révèle alors de ce constat (vicieux) : si il n'est pas ou peu utilisé, le .asia ne deviendra pas un réflexe pour l'internaute et ne sera donc pas spontanément tapé dans la barre d'adresse. Les entreprises n'auront donc pas intérêt à baser leur site officiel à cette adresse, etc. (A l'inverse, on peut donc remarquer que l'utilité d'une extension est proportionnelle à sa notoriété et donc, pour les nouvelles extensions, aux actions de promotion menées par ses acteurs).

Plus généralement, on peut déjà douter du caractère intuitif de ces nouvelles zones géographiques étendues que sont le .eu ou le .asia. Et d'avantage encore pour le .asia qui n'est pas associé à une notion d'appartenance à un espace communautaire.

...mais c'est secondaire...

Est-ce à dire que les entreprises présentes faisaient fausse route en cherchant à protéger leurs futurs .asia ? En réalité non, puisque là encore, même si le .asia ne deviendra pas incontournable, il est dangereux de laisser libre à l'enregistrement et dommage de se priver de la part de trafic qu'il peut engendrer.

Pour conclure, il est donc important pour les entreprises de se pencher sur le cas du .asia, vraisemblablement de faire enregistrer ses marques fortes ou dénominations notoires sous cette extension mais sans chercher à multiplier les enregistrements.

Une démarche essentiellement préventive malheureusement et qui n'améliore pas la vision suspicieuse des entreprise envers les nouvelles extensions. Mais on peut continuer à espérer (qui sait ?) qu'un jour les nouvelles extensions modernes soient construites en associant véritablement les consommateurs finaux, les organismes et les revendeurs. En attendant, nous continuerons à voir éclore des .berlin, .london ou autres .cat et .bzh, j'y reviens tout de suite !

(Et encore merci au MailClub pour l'invitation !)

lundi 10 septembre 2007

Les noms de domaine pour les particuliers, supports de l'identité numérique (partie 1 : les mails)

Sur ce blog, j'évoque avant tout les questions relatives à la gestion des noms de domaine en entreprise. Les compagnies ont, en effet, bien saisi l'importance des noms de domaine pour consolider leur identité numérique et assurer leur visibilité. Mais, en réalité, pourquoi en irait-il différemment pour les particuliers ?

L'identité numérique pour les particuliers, Kesako ?

Peut-être, allez vous me dire "L'identité numérique pour les particuliers, encore un concept fumeux pour bloggueurs en mal de sujet." ?

Et pourtant ! Vous est-il déjà arrivé de chercher le nom de quelqu'un que vous connaissiez dans Google ? Pensez-vous qu'un recruteur ou un futur client pourrait procéder de la sorte ? Avez-vous parfois cherché votre propre nom et constaté avec dépit les premiers résultats qui s'y affichaient ? Avez-vous déjà changé d'adresse mail ? Avez-vous plusieurs adresses mail à gérer simultanément ? Laissez-vous vos correspondants personnels utiliser votre adresse mail professionnelle ? Avez-vous déjà rechigné à laisser votre adresse mail à un site ou service Internet ? Avez-vous déjà indiqué votre adresse mail sur un CV ? Avez-vous communiqué votre adresse mail à des services administratifs ? Etes-vous certains de conserver l'adresse mail communiquée encore longtemps ?

Autant de questions qui sont devenues quotidiennes pour les internautes et dont les dangers sont encore trop sous-estimés.

Le premier exemple des adresses mails personnelles

L'exemple le plus flagrant (et celui par lequel j'ai choisi de commencer cette série de billets) concerne les adresse mails. En effet, autant la part d'internautes possédant et gérant leur propre site Internet est relativement faible, autant celle d'internautes ne possédant pas d'adresse mail propre doit avoisiner le zéro. Or la plupart du temps, on délègue la gestion de sa ou ses adresses mails à son fournisseur d'accès ou à des sociétés spécialisées sans évaluer ce que cet arrangement sous-entend.

La création d'une adresse mail sur ce genre de service prend quelques minutes au plus. Par défaut, notre fournisseur d'accès nous propose une adresse mail à notre nom. Mais quelques années plus tard, lorsque l'adresse mail aura été communiquée à ses proches, ses connaissances, ses services privés (sites d'achats en ligne, opérateurs , etc.) ou publics (impôts, services administratifs, etc.), quelle solution de rechange ?

Pour illustrer cet exemple, je citerai nombre d'internautes (j'en fais partie) dont la première adresse mail fut naturellement créée chez Hotmail (alors le service mail le plus visible), utilisée quelques années puis abandonnée parce que victime de spam et dépassées par d'autres fournisseurs d'adresses Internet. Au passage bien sur : perte de contact avec d'anciens correspondants, jonglage entre plusieurs boîtes mails, changements de coordonnées à communiquer, etc.

Enveloppe A4 - pliage

Comment plier rapidement une feuille A4 en enveloppe - par Paula Versnick

Un nom de domaine propre pour conserver la gestion de ses adresses mails

Une solution à ce problème est l'utilisation d'un nom de domaine propre. Le particulier enregistre un nom de domaine à son nom (le plus proche possible de son nom selon les disponibilités). Il peut ainsi déployer des adresses mails sous ce nom de domaine et peut même continuer à utiliser les plate-formes des géants de l'Internet pour peu qu'ils proposent ce service (il suffit alors de rediriger le mail ainsi créé vers une adresse mail abritée par ce service).

Pour prendre mon cas personnel comme exemple :

  1. j'ai enregistré en tant que particulier le nom de domaine fourdin.net ;
  2. j'ai demandé à mon bureau d'enregistrement de créer l'adresse mail thomas@fourdin.net (en tant qu'alias ou redirection) vers mon adresse personnelle gmail ;
  3. j'utilise ensuite la possibilité offerte par Gmail pour envoyer des mails depuis une autre adresse mail que celle du compte ;
  4. je peux donc communiquer mon adresse mail thomas@fourdin.net à mes correspondants qu'ils soient personnels ou professionnels ;
  5. je peux à tout moment reprendre la main sur mon nom de domaine et mes mails associés, choisir de les rediriger vers un autre service mail, d'utiliser plutôt le service mail proposé par mon bureau d'enregistrement ou même décider de mettre en place mon propre service mail ;

Avec son propre nom de domaine, on garantit ainsi une pérennité et une liberté de gestion de ses adresses mails personnelles.

(Cette semaine, je reviendrai sur les autres usages des noms de domaine pour la gestion des identités numériques pour les particuliers. Prochain billet : partie 2 - le référencement.)

mardi 4 septembre 2007

A lire : Loïc Damilaville et ses DNS News

Edit : Loïc vient à la fois de mettre en ligne le site du Club des responsables de Noms de Domaines (www.club-nd.fr) et d'y placer une version mise à jour de son livre blanc sur la gestion des noms de domaine, à lire d'urgence.


Un moment déjà que je voulais citer sur ce blog Loïc Damilaville et ses très intéressantes initiatives autours des noms de domaine. La nouvelle version de son site DNS News (www.dns-news.fr) en fournira l'occasion.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Loïc est une figure importante du nom de domaine :

  • il est, à ma connaissance, le premier consultant spécialisé à proposer des missions de conseil et d'accompagnement des grandes entreprises autour des problèmatiques "noms de domaine" ;
  • il intervient au sein de l'AFNIC (le registre français en charge du .fr et du .re) en tant qu'adjoint au directeur général ;
  • il édite depuis maintenant 1998 une lettre mensuelle sur le sujet des noms de domaine appelée "DNS News", une lecture incontournable dans le secteur. Consultez celle de l'été et les anciens numéros sur le nouveau site Internet dédié www.dns-news.fr et abonnez vous gratuitement !
  • il publie régulièrement des articles et des interviews dans les magazines Internet en ligne (Journal Du Net, ZD Net, ...) ;
  • Enfin depuis 2005, il est à l'origine de la création du Club des Noms de Domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises. Initiative pertinente à laquelle il m'a été donné de participer avec plaisir. Je vous invite d'ailleurs grandement à le contacter si vous souahitez rejoindre ce projet ;
  • Pour finir, je vous conseille également son livre blanc sur la gestion des noms de domaine et le livre écrit en collaboration avec le bureau d'enregistrement Indom : Stratégies de nommage. Dans ce dernier, il formalise les analyses à conduire au sein d'une grande entreprise pour identifier les différents périmètres de noms de domaine et les actions à mener en conséquence (écrivez lui à l'adresse "ldamilav AT club-internet.fr" pour le commander).

J'ai eu l'occasion de connaître Loïc depuis que je "fréquente" les noms de domaine et au passage, merci à lui pour m'avoir quelque part donné le virus et appris l'essentiel de ce que je sais sur la gestion des noms de domaine en entreprise !

A lire ailleurs :

  • le site dédié à sa lettre mensuelle d'informations sur les noms de domaine : Dns-News.fr ;

lundi 3 septembre 2007

QRcodes et autres codes 2d : de l'url en barres !

Dans un précédent billet, j'expliquais comment il peut être complexe d'assurer le passage d'un support off-line à son pendant on-line. Je mettais en avant l'exemple particulier de la campagne publicitaire (télé, radio ou affiches) qui doit indiquer l'adresse du site Web associé. Pour moi il s'agit vraiment là d'une des principales difficultés en matière de noms de domaine aujourd'hui, et ceci d'autant plus qu'on trouve très peu de documentation sur ce qui fonctionne réellement.

Or il se trouve que nos amis nippons ont depuis un moment déjà trouvé une solution originale à ce problème : le code 2d (ou QR Code pour sa version la plus connue) !

Pour résumer, il s'agit donc d'un diagramme très simple qu'on peut photographier et décoder avec un logiciel adapté. C'est l'équivalent matriciel (en tableau) du bien connu code-barre. On peut y stocker quelques informations (jusqu'à 4300 caractères) et donc par exemple, un adresse Internet !

scannez ce code avec votre appareil photo et accédez directement à ce site !

C'est pourquoi depuis quelques années, de plus en plus de publicités chinoises affichent l'un de ces petits codes. Pour l'individu attiré par la publicité qui désire en savoir plus ou télécharger du contenu associé, il suffit donc de prendre en photo le pictogramme et le téléphone s'occupe du reste !

Personnellement, je trouve qu'il s'agit là d'un moyen très pratique pour assurer facilement le passage off-line / on-line. Le développement de cet usage au Japon et les premières apparitions en France me font dire que les usagers pourront peut-être bientôt s'y mettre... On parie ?

A lire ailleurs :

mercredi 29 août 2007

wah-wah-wah ou l'épineuse question du "www"...

Ce fameux triplet de lettre, "www", on le tape tous les jours mais se pose-t'on jamais la question de sa présence et de son utilité ?

Une valeur essentiellement historique

Tout d'abord, il faut corriger l'amalgame trop souvent fait entre Internet (le réseau des machines) et le Web ou World Wide Web qui n'est qu'une application de ce réseaux. En effet le World Wide Web est l'ensemble des pages et documents publics et accessibles par les liens hypertextes via un navigateur. Par comparaison, la messagerie est une autre application qui s'appuie aussi sur Internet.

A l'origine du Web, ces trois "www" étaient donc placés au début d'une adresse url pour signifier l'appartenance à cet espace particulier de l'Internet qu'est le Web. Mais en réalité, il n'existe aucune raison technique à cet usage. Il ne tient qu'à l'administrateur d'un site Web de donner accès avec les "www" ou non.

Une utilisation qui ne permet pas de trancher

Mais, même si ce "www" s'avère inutile, il s'est aujourd'hui installé comme standard. Il est bien souvent utilisée spontanément par les internautes pour taper une adresse Web. Ne pas donner accès à son site sur son nom de domaine en "www", c'est donc se priver d'une partie des visiteurs potentiels.

A l'inverse, le "www" allonge encore un peu plus l'adresse à taper et peut aussi être spontanément enlevé par un internaute pressé. Dans ce cas, ne pas donner accès à son site sur son nom de domaine sans "www", c'est aussi perdre une partie de ses visiteurs potentiels.

exemple : l'adresse http://gdf.fr utilisée sans "www" renvoie sur une page par défaut du serveur Web, mal construite de surcroît :

Dans l'idéal, l'accès à un site Internet doit donc pouvoir se faire en utilisant une adresse avec  ou sans le "www", tout simplement. Même si ceux qui suivent scrupuleusement les spécifications rétorqueront que ceci entre alors en contradiction avec la règle "une ressource (une page) = une url et une seule".

En pratique, il faut donc activer sur le serveur DNS, l'accès avec et sans "www" (d'ailleurs, au niveau DNS, il faut noter que ce "www" n'est en réalité qu'un sous-domaine supplémentaire).

En terme de communication, tout dépend de la cible

Si les deux adresses coexistent, quel choix faire en communication (lorsque l'adresse doit être reprise sur un support off-line par exemple) ? Pour ma part, je pense que cela dépend avant tout de la cible visée :

  • si la cible navigue sur le Web de manière occasionnelle, il vaut mieux mentionner les "www", qui ont l'avantage d'être immédiatement perçus comme une adresse Web et qui, quelque part, rassure l'internaute ;
  • si la cible navigue de manière poussée, elle aura plus tendance à aller au plus vite et à ne pas s'embarrasser des "www". Autant donc communiquer dans ce sens en utilisant uniquement le nom de domaine sans "www", cela donne également un côté plus "dynamique", moins "vieux jeu" ;
  • enfin il est à noter que la mention du "http://" qui bien souvent est laissé de côté pour ne pas alourdir la mention des adresses semble, à l'inverse, être parfois plébiscité lorsqu'il s'agit d'une cible plutôt "technique". A rapprocher de l'usage des adresses avec des répertoires faits par les marques high-tech (Apple en tête mais aussi Microsoft, Accenture, HP, etc.). En tout cas, pour ces marques aussi, le "www" semble à bannir.

Enfin, attention tout de même au référencement

Le fait de rendre une même page accessible à deux adresses peut être mal perçue des moteurs de recherche. En effet, cela a pour effet de diluer votre popularité entre les deux adresses et peut, dans le pire des cas, être assimilée à du Duplicate Content (tentative de spamdexing, c'est à dire de spam des moteurs).

Pour éviter cela, le mieux est donc de mettre en place une règle globale d'url rewriting (réécriture d'url) redirigeant les adresses sans "www" vers leur équivalente en "www" (ou l'inverse au choix). Il est à noter que les moteurs proposent maintenant dans leurs outils pour les webmasters, la possibilité de définir celle des deux versions à prendre en compte si les deux coexistent.

A lire ailleurs :




vendredi 27 juillet 2007

Comment conduire de la pub au site ?

(Finies, les vacances : on s'y remet !)

Beaucoup de campagnes publicitaires sont aujourd'hui accompagnée d'un site Internet dédié. Mais comment optimiser le relais de l'adresse Internet ? Sans doute en organisant le portail Web de sa marque, en optimisant une adresse dédiée et en travaillant son référencement :

Difficile aujourd'hui de se passer d'un site Internet dédié pour appuyer une campagne publicitaire qu'elle soit télé, radio, presse ou urbaine. Internet est, en effet, doucement devenu le "méga-media" qui contient et référence tous les autres et le réflexe Internet celui de plus en plus de consommateurs...

Pour un annonceur, un site Internet dédié (ou une rubrique ou même une page spécifique) c'est à la fois :

  • le relais de sa campagne. Une fois le client capté par l'annonce, transférer le dialogue sur Internet permet de maintenir le contact et la séduction ;
  • le site Internet permet, à peu de frais, de compter sur un effet viral (cher aux annonceurs actuels) : vidéo en ligne et encapsulable dans un blog, mini-jeux, fonds d'écrans. Autant de contenus à voir, revoir et "envoyer à un ami et plus si affinités" ;
  • une source d'informations : la publicité a capté / séduit le client dans le très court laps de temps accordé, Internet (par le fait que l'espace n'y est pas limité) permet de proposer un contenu beaucoup plus fouillé afin de répondre à toutes les questions et attentes potentielles du client avant concrétisation de l'achat ;

Ceci étant dit, comment faciliter le passage du client d'une publicité off-line à son équivalent sur le Web ?

La première réponse a déjà évoquée ici, c'est de communiquer de façon constant le nom de domaine de sa marque en .com et d'organiser le site associé comme le portail complet de l'entreprise. La difficulté consiste alors à être capable d'organiser le contenu de cette page et de rediriger chaque internaute en fonction de l'information qu'il est venu chercher.

La seconde est d'utiliser une nouvelle adresse cohérente, efficace et mémorisable pour chaque campagne. On peut à ce sujet envisager :

  • l'enregistrement de nouveaux domaines reprenant le slogan publicitaire en .com ou .pays : une-et-unique.fr, cliocrazyfishing.com, etc. ;
  • l'usage de sous-domaines à la Yahoo! : cars.yahoo.com, musik.yahoo.com, etc. ;
  • l'utilisation des répertoires à la Apple : apple.com/ipod, apple.com/iphone, etc. ;

Mais comment garantir que l'internaute aura l'envie, le réflexe et la capacité de retenir l'adresse pour la tester sur Internet ?

Une troisième solution est de miser sur le référencement dans les moteurs de recherche (le vieux principe des mots-clés AOL) qui peut aller jusqu'à indiquer dans la campagne des messages du genre "cherchez 'renault' dans Google" (je reviendrais sur cet usage dans un prochain billet). Mais ceci a pour inconvénient d'ajouter un intermédiaire, le moteur de recheche, qu'on ne contrôle pas avec tous les risques que cela comporte  : mots clés payants achetés par un tiers, mauvais référencement, etc.

Bien sur dans la majorité des cas, il faut, en réalité, miser sur ces 3 méthodes ensembles. C'est à dire prévoir sur page .com un accès vers le site relais de la campagne en cours de diffusion, reprendre sur ses supports de campagne une adresse dédiée efficace et facile à retenir et enfin veiller à optimiser son référencement sur les mots clés liés à l'opération.

Réponse de normand certes mais la "convergence" des supports et des contenus voit peut-être enfin apparaître de nouveaux usages complémentaires dont je vous parle tout de suite après...

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